Sylvie Kandé est l'auteure de trois collections de poésie, connue aussi pour ses recherches sur métissage et hybridité.

 Photo: Paol Keineg

Photo: Paol Keineg

Gestuaire (poèmes), paru en 2016 chez Gallimard dans la Collection Blanche et finaliste du Prix Kowalski des Lycéens, a reçu le Prix Louise Labé en 2017.

La Quête infinie de l'autre rive. Épopée en trois chants (Gallimard, Continents Noirs, 2011), finaliste pour le Prix Mahogany et le Prix des Découvreurs, a reçu le Prix Lucienne Gracia-Vincent 2017 sous les auspices de la Fondation Saint-John Perse. Mise en scène à La Mézière en mai 2017, La quête infinie de l’autre rive. Épopée en trois chants est à paraître en allemand et en anglais. Le poète Alexander Dickow a reçu une bourse PEN/Heim (2018) pour en compléter la traduction en anglais.

Lagon, lagunes. Tableau de mémoire est un texte de prose poétique (Gallimard, Continents noirs, 2000) augmenté d’une postface d'Édouard Glissant.

Elle a été accueillie en tant que poète dans des centres tels que le Kennedy Center for Performing Arts à Washington, D.C., l’ambassade de France de New Delhi, la Fondation Saint John Perse à Aix-en-Provence ; plusieurs maisons de la poésie (Paris, Rennes), de nombreuses universités (Columbia U., U. de La Réunion, Paris XII, U. de Milan) et des festivals littéraires (Africajarc, Lettres sur cour, Fête de la Terre à Fontaine-Daniel), ainsi qu’au cours d’émissions radiophoniques et télévisées.

Depuis 2017, elle est responsable du jury “Caraïbes” pour le prix annuel décerné par l’Association des Écrivains de Langue Française (ADELF), fondé par Jacques Chevrier.

Diplômée en histoire africaine, Sylvie Kandé a rédigé un essai sur les Créoles/Krio de Sierra Leone pour le Tome IX de l’Histoire Générale de l’Afrique noire à paraître sous l’égide de l’UNESCO. Son ouvrage Terres, urbanisme et architecture 'créoles' en Sierra Leone, 18ème-19ème siècles (L’Harmattan, 1998) concernait d’ailleurs la question du retour en Afrique. Suite à la conférence internationale qu’elle a organisée à NYU en 1998, elle a dirigé l'ouvrage collectif intitulé Discours sur le métissage, identités métisses. En quête d'Ariel (L'Harmattan, 1999).

Ses nombreux essais, au carrefour entre histoire et littérature, incluent "Africa and the European Renaissance”, publié en 2004 dans la Cambridge History of African and Caribbean Literature, un commentaire sur le système de castes dans l'oeuvre d'Ahmadou Kourouma (publié dans Medievalisms in the Postcolonial World. The Idea of “the Middle Ages” outside Europe. John Hopkins U. Press, 2009), des commentaires de textes d'Edouard Glissant et de Marie NDiaye (Siècle 21) ainsi que des analyses de films (cf. “Look Homeward, Angel: Maroons & Mulattoes in Haile Gerima’s Sankofa” et “‘Ach, wäre ich doch Pygmäe!’ Die Figur des Babinga-Trägers in Le silence de la forêt von Bassek ba Kobhio”)

Co-traductrice d'une collection de nouvelles de la romancière australienne aborigène Alexis Wright intitulée Le Pacte du serpent arc-en-ciel (Actes Sud, 2002) et traductrice de Coeur d’Espagne- Photos de la guerre civile espagnole par Robert Capa chez Aperture la même année, elle traduit régulièrement pour la revue Clio. Femmes, Genre et Histoire. Elle a aussi transcrit et traduit des documentaires produits par la photographe Martine Barrat.

Elle est membre du PEN American Center (comité traduction), de l’association des anciens élèves de Louis-le-grand et du MLA. Après avoir lancé le programme d’études francophones à NYU, elle enseigne en tant qu’africaniste à la State University of New York.